Quand le cœur rencontre le psychique : une approche globale de la santé

Pendant longtemps, on a parlé de prévention cardiovasculaire en se concentrant presque uniquement sur l’alimentation, l’activité physique et les facteurs de risque médicaux.

Mais dans la réalité, nos comportements alimentaires ne sont jamais “juste” une affaire de calories ou de volonté. Ils sont psychologiques, émotionnels, hormonaux, culturels et profondément humains.

C’est précisément cette dimension que j’ai eu la chance d’apporter à la nouvelle édition du livre La diététique, une affaire de cœur, un ouvrage de prévention cardiovasculaire diffusé à plus de 8 000 exemplaires depuis 2004 et réédité en 2024.

Cette édition a été écrite par une équipe pluridisciplinaire :

  • une cardiologue engagée depuis plus de vingt ans,
  • deux diététiciennes passionnées,
  • et moi-même, spécialiste de la psychologie du comportement alimentaire.

Pourquoi la psychologie du comportement alimentaire était indispensable.

Dans ce livre, j’ai rédigé un chapitre complet pour expliquer pourquoi certains comportements alimentaires persistent même lorsque l’on “sait” quoi manger.

Car la question n’a jamais été un simple manque de motivation. Et là-dessus, la science est claire :

Les régimes échouent dans 95 % des cas

Non pas parce que les personnes manquent de volonté, mais parce que le corps résiste biologiquement à la perte de poids. Le métabolisme ralentit, la faim augmente, la satiété diminue.

Le stress, les émotions et la charge mentale modifient notre comportement alimentaire

Le cortisol favorise la faim, les stockages, les pulsions alimentaires. Les émotions cherchent parfois un réconfort immédiat… et la nourriture devient alors un refuge accessible.

Les habitudes alimentaires sont câblées dans le cerveau

Ce n’est pas un défaut personnel, mais un phénomène de neuroplasticité : ce que nous répétons devient automatique.

La relation au corps détermine la relation à la nourriture

La bienveillance envers soi-même facilite des comportements alimentaires plus sains que la culpabilité ou la restriction.

Ces éléments sont essentiels pour comprendre le poids, la santé et la relation à la nourriture.

Un chapitre pour apaiser, comprendre et transformer

Dans mon chapitre, j’ai voulu offrir aux lecteurs :

Une compréhension

Pourquoi je mange parfois sans faim ?
Pourquoi je perds du poids pour le reprendre ensuite ?
Pourquoi la nourriture m’apaise autant dans certains moments ?

Une déculpabilisation

Ce n’est pas un échec personnel. Ce sont des mécanismes biologiques, émotionnels et psychologiques normaux.

Des outils concrets

  • reconnaître la vraie faim et la vraie satiété,
  • apaiser une envie émotionnelle,
  • comprendre les signaux corporels,
  • sortir du cycle restriction → frustration → compulsion,
  • reconstruire une relation apaisée à la nourriture,
  • activer la neuroplasticité au service de nouvelles habitudes.

Une vision bienveillante

Parce qu’on ne se change pas durablement contre soi-même. On se transforme en se comprenant mieux.

Un livre profondément humain, scientifique et accessible

L’ouvrage est unique, car il aborde la prévention cardiovasculaire sous deux angles :

Un recto pédagogique

  • comprendre le cœur
  • les facteurs de risque
  • le rôle du sommeil, du stress, de l’activité physique
  • les repères nutritionnels actualisés

Un verso pratique

  • des recettes équilibrées
  • des astuces simples
  • des outils pour agir au quotidien

Cette double approche a séduit déjà des milliers de lecteurs, car elle permet de comprendre et d’agir.

Un projet porté par 20 ans d’engagement

Le livre est soutenu par l’association CapCœur21, la Fédération Française de Cardiologie et AG2R La Mondiale, avec une diffusion cumulée de plus de 8 750 exemplaires.

Il est préfacé par le Pr François Carré, médecin du sport reconnu et introduit par un avant-propos philosophique du Pr Jean-Marc Bryard.

Pourquoi cette contribution compte pour moi ?

Parce que je crois profondément que :

👉 manger est un acte émotionnel
👉 le rapport au corps est un pilier de santé
👉 la prévention passe aussi par la douceur
👉 on ne transforme sa relation à l’alimentation qu’en comprenant ce qui se passe à l’intérieur de soi

Contribuer à ce livre a été une manière de réunir ce que j’enseigne chaque jour dans mes accompagnements et ce que la science nous apprend sur le comportement alimentaire.

Et j’espère que cette édition permettra d’aider encore plus de femmes (et d’hommes !) à sortir du cercle des régimes, à retrouver une relation apaisée à la nourriture… et à prendre soin de leur cœur autrement.

LIEN VERS LE SITE CAP21: https://www.capcoeur21.fr/copie-de-commande-1

Sources:

1 Fothergill, E., Guo, J., Howard, L., Kerns, J. C., Knuth, N. D., Brychta, R., … & Hall, K. D. (2016). Persistent metabolic adaptation 6 years after “The Biggest Loser” competition. Obesity, 24(8), 1612-1619.


2 Neumark-Sztainer, D., Wall, M., Haines, J., Story, M., & Eisenberg, M. E. (2007). Why does dieting predict weight gain in adolescents? Findings from project EAT-II: a 5-year longitudinal study. Journal of the American Dietetic Association, 107(3), 448-455.


3 Field, A. E., Austin, S. B., Taylor, C. B., Malspeis, S., Rosner, B., Rockett, H. R., … & Colditz, G. A. (2003). Relation between dieting and weight change among preadolescents and adolescents. Pediatrics, 112(4), 900-906.


4 Sumithran, P., Prendergast, L. A., Delbridge, E., Purcell, K., Shulkes, A., Kriketos, A., & Proietto, J. (2011). Long-term persistence of hormonal adaptations to weight loss. New England Journal of Medicine, 365(17), 1597-1604.


5 Van Strien, T. (2018). Causes of emotional eating and matched treatment of obesity. Current diabetes reports, 18, 1-8.


6 Neumark-Sztainer, D., Wall, M., Story, M., & Standish, A. R. (2012). Dieting and unhealthy weight control behaviors during adolescence: associations with 10-year changes in body mass index. Journal of Adolescent Health, 50(1), 80-86.


7 Hawks, S., Madanat, H., Hawks, J., & Harris, A. (2005). The relationship between intuitive eating and health indicators among college women. Journal of Health Education, 36(6), 331-336.


8 Bruce, L. J., & Ricciardelli, L. A. (2016). A systematic review of the psychosocial correlates of intuitive eating among adult women. Appetite, 96, 454-472.


9 Bouillon-Minois JB. Leptin as a Biomarker of Stress: A Systematic Review and Meta-Analysis. Nutrients. 2021 Sep 24;13(10):3350.


10 Chao AM. Stress, cortisol, and other appetite-related hormones: Prospective prediction of 6-month changes in food cravings and weight. Obesity (Silver Spring). 2017 Apr;25(4):713-720.


11 Ans AH. Neurohormonal Regulation of Appetite and its Relationship with Stress: A Mini Literature Review. Cureus. 2018 Jul 23;10(7):e3032.


12 Kelly AC, Miller KE, Stephen E. (2016).The benefits of being self-compassionate on days when interactions with body-focused bothers are frequent. Body Image. Dec;19:195- 203. doi: 10.1016/j.bodyim.2016.10.005.

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Cet article a été écrit par Marie Lind

Coach et thérapeute,
spécialisée en psychologie du comportement alimentaire

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